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Attentats Bruxelles

Attentats Bruxelles

22 novembre 2016 – 06h00 du mat… comme à l’accoutumée je monte en voiture, direction Bruxelles. Ça peut paraître matinal, mais vous ne vous imaginez pas le monde qu’il y a déjà sur la route à cette heure-ci. Le trafic est dense. Je me dis qu’il recommence à faire clair, c’est pas trop tôt, l’hiver semble toujours s’éterniser à mon goût ! Tout d’un coup, je reçois un appel de mon fils, mince ! En une fraction de seconde je me projette tous les scénarios possibles… il est à peine 6h15… pas normal ! Mais fausse alerte, ahhhh, qu’il est parfois stressant d’être maman. Il venait juste de me croiser en voiture et voulait simplement me faire un petit coucou, comme ça, tout simplement. Wahooo, je rayonne ! C’est bête mais j’ai le sentiment qu’il a fait ma journée. Je continue ma route, préférant écouter « L’ombre du vent » de Carlos Ruiz Zafón que la radio.

07h00… j’arrive au bureau. J’allume mon ordinateur, vais chercher mon premier café de la journée et je me lance tant qu’il fait encore calme. Ma première collègue me rejoint une heure plus tard… son visage est fermé et elle m’annonce qu’il y aurait eu une explosion à Zaventem. Elle vient juste de l’entendre à la radio. Ni une, ni deux, elle se connecte sur internet pour obtenir de plus amples informations. D’autres collègues se joignent à nous… dingue ça ! Oui, il y aurait bien eu un attentat à l’aéroport ! Les journalistes ont l’air formels, nous sommes en train de vivre un remake du 13 novembre 2015.

À 9h11, c’est l’explosion d’une rame de métro à la station Malebeek qui nous plonge dans l’horreur…  on reçoit illico presto mails et sms nous demandant de confirmer notre présence au bureau ! Mouvement de panique. Ma meilleure amie me sms et me preste de rentrer chez moi. Pour ma part, je lui demande si elle a des nouvelles de son fils, étudiant en droit à l’ULB. Je contacte aussi plusieurs amis … par réseaux sociaux, car nos lignes téléphoniques sont surchargées et rien ne passe. L’atmosphère devient lourde, la peur s’installe. Ikéa, notre voisin de rue, ferme ses portes et son parking est envahi par les forces de l’ordre. L’école, située en face, voit quant à elle défiler un manège de voitures venant récupérer les enfants. Puis il y a ce brouhaha d’ambulances et de sirènes qui commence à retentir à tire-larigot. Notre société est renforcée par les gardes de sécurité. Nous recevons de nouvelles consignes par mail nous annonçant le niveau d’alerte du pays remonté au maximum, à savoir au niveau 4. On nous demande de porter impérativement notre badge et sommes prévenus que pourrions être contrôlés. L’angoisse est perceptible sur le visage de certains et il est évident que personne n’est vraiment concentré sur son travail…

Est-ce que le Monde est devenu fou ?

Je me sens tellement triste, tellement impuissante face à cette situation, à cette barbarie gratuite et révoltante. Encore un bilan lourd, toujours ces mêmes scènes d’horreur, les pays changent, mais les actes sont similaires et ce sont toujours et encore des innocents qui en sont les premières victimes ! Mais dans quel monde vivons nous ? Pourquoi tant de violence ?

Entendre ces cris d’enfants dans la fumée de métro ne peut laisser personne indifférent. Ces événements d’une brutalité sans nom, ces vies perdues de façon insensée ont cependant, malgré toute cette atrocité, réussi à unir notre nation oubliant nos propres conflits linguistiques internes. Nous sommes tous belges et fiers de notre pays et jamais nous ne tolèrerons une telle dictature … qu’on se le dise !

Chut, je blogue ! Attentats Bruxelles

Chaleur humaine

La solidarité s’est très vite installée. Les réseaux sociaux se sont mobilisés pour offrir de l’aide aux navetteurs bloqués dans la capitale. Les hôtels bruxellois ont mis gratuitement des chambres à disposition pour les personnes touchées par les attentats ainsi que de leur famille. Des rassemblements ont eu lieu devant la Bourse laissant à chacun le droit de s’exprimer.

Pour ma part, j’ai été très touchée par tous ces petits messages privés reçus en ce mardi noir, me demandant si j’allais bien et partageant avec moi toute la douleur de mon pays. De simples mots mais qui réconfortent tellement ! Rien que pour ça, je voudrais vous dire merci !!!

La vie continue… je refuse de sombrer dans cette paranoïa. Comme beaucoup de personnes, je ne peux rester indifférente ni oublier ce qui s’est passé mais je me dois d’avancer au nom de tous ceux qui se sont trouvés au mauvais endroit, au mauvais moment. Cet article est pour vous, dédié à votre mémoire, pour qu’on ne vous oublie jamais !

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Published in Mon quotidien

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