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La conjuration primitive – Maxime Chattam

La conjuration primitive - Maxime Chattam - Audiolib.

J’ai toujours cru, jusqu’à ce jour, que seul Stephen King pouvait régner en Maître absolu sur le monde de la peur… Mais ça, c’était avant de découvrir Maxime Chattam !  Tout le monde en parlait sur mon fil Twitter, alors quitte à mourir un jour, autant ne pas le faire bêtement. Je me donc suis lancée dans une de ses oeuvres, le hasard désignant « La conjuration primitive » comme victime potentielle de ma curiosité et, histoire de corser les choses, c’est en Audio Book que j’ai pénétré dans les affres de son univers, expérience certes plutôt étourdissante pour une première approche littéraire. Mon Dieu !!! Comment autant de violence peut cohabiter dans la tête d’un écrivain ? Le moindre que l’on puisse dire, c’est que ce cher Monsieur Chattam n’y va pas avec le dos de la cuiller et que de ma rencontre avec ses personnages, je n’ai pu rester impassible, compatissant à la souffrance, à la haine, à l’angoisse et à l’affliction de chaque protagoniste !

Résumé

Et si seul le Mal pouvait combattre le Mal ?
Une véritable épidémie de meurtres ravage la France.
Plus que des rituels, les scènes de crimes sont un langage.
Et les morts semblent se répondre d’un endroit à l’autre.
Plusieurs tueurs sont-ils à l’œuvre ? Se connaissent-ils ?
Et si c’était un jeu ?
Mais très vite, l’hexagone ne leur suffit plus : l’Europe entière devient l’enjeu de leur monstrueuse compétition.
Pour essayer de mettre fin à cette escalade dans l’horreur, une brigade de gendarmerie pas tout à fait comme les autres et un célèbre profiler, appelé en renfort pour tenter de comprendre.
De Paris à Québec en passant par la Pologne et l’Écosse, Maxime Chattam nous plonge dans cette terrifiante Conjuration primitive, qui explore les pires déviances de la nature humaine.

Pourquoi lire “La conjuration primitive” ? 

Chut ! je blogue...Et bien c’est simple, car cette oeuvre prend des risques à plusieurs niveaux: la lassitude de ce sadisme sans cesse répété, la part de réalité mêlée à cette fiction pouvant donner tant de crédibilité à cette histoire, cette théorie trop farfelue et invraisemblable pour y adhérer… Il est évident qu’il fallait oser tenter cette escalade vers l’horreur avec tant de subtilité et de finesse et pour ma part, j’aime les auteurs qui prennent de tels risques et qui sont un tantinet audacieux !

Et puis si vous êtes friands de thrillers, vous ne serez pas déçus. Très vite on se retrouve plongé dans une série de meurtres dont la barbarie frôle parfois l’innommable et ce dès le début du livre. Au fil des pages, le lecteur devient ce spectateur, impuissant face à l’évolution des chapitres qui se déroulent devant lui et ce, sans qu’il puisse s’y détacher… La logique aurait voulu que l’auteur y aille crescendo. Ici, il n’en est rien ! Maxime Chattam possède bel et bien ce grain de folie qui ne nous laisse aucun répit. Il nous propulse dans un face à face avec le mal absolu sans que l’on y soit un tant soit peu préparé. « La conjuration primitive » est une pure pépite pour les amateurs de rebondissements (excellents d’ailleurs et dont certains sont particulièrement inattendus).

Sans oublier qu’en y ajoutant la voix de Sylvain Agaëssevous voici embarqué pour quelques heures d’épouvante et de suspens qui ne pourront que vous tenir en haleine !

Pour ma part, j’ai aimé !!!

Extraits:

« C’est ça la conjuration primitive. C’est dans notre code génétique. Depuis le début de l’humanité. Tous les experts ne sont pas d’accord, mais il y a eu des recherches à ce sujet. Notre propension à être violents et à nous adapter grâce à la violence pour survivre à tout, pour nous hisser très rapidement au sommet de la chaîne alimentaire, témoigne d’une anomalie comportementale forte. D’ou notre capacité innée à être violents. C’est ce qui pousse les enfants dès leur premier âge à jouer à se faire la guerre, alors qu’ils sont si petits. C’est atavique. C’est là notre moteur, notre énergie principale, qui nous a conduits à conquérir tout l’espace qui s’offrait à notre espèce et à asservir toutes les autres. Nous nous propageons sans contrôle, sans limite, au péril même de nos ressources, et s’il le faut, nous nous ferons nous-mêmes la guerre pour survivre sur le territoire le plus fertile quitte à nous massacrer par millions. »

« Vous croyez que sa cause est folle ? demanda Mikelis le plus sérieusement du monde. Qu’elle est désespérée ? Qu’auraient pensé les Blancs en 1750 si on leur avait parlé de droits de l’homme et d’équité avec les Noirs ? Qu’auraient pensé les femmes en 1850 si on leur avait parlé de droits de vote, et qu’auraient pensé les hommes de l’époque si on leur avait dit égalité avec le sexe « faible » ? Qu’aurait pensé le monde occidental en 1950 si on lui avait dit mariage et droit d’adopter pour les homosexuels ? Ce que je veux vous rappeler, c’est qu’il y a bien des « minorités » d’autrefois qui ont aujourd’hui acquis des droits réels qu’on estime normaux mais qui, à une certaine époque, auraient paru impossibles, inenvisageables. »

Published in Mes livres

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