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La page blanche

page blanche

Vous est-il déjà arrivé de souffrir du syndrome de la page blanche ? Cette angoisse soudaine de la panne d’inspiration, se sentir inexorablement attiré vers ce trou noir, ce gouffre qui vous donne parfois l’envie de tout abandonner ? Alors comme il faut trouver un responsable à ce mythe, plus communément appelé la leucosélophobie (décidément, la langue française a toujours eu l’art de trouver des noms barbares pour parfois qualifier  des choses tellement simples…), je me lance dans le vide et je déclare coupable la solitude !

Chut ! je blogue...J’ai lu quelque part que la Marijuana pouvait être un antidote efficace face à cette affection soudaine, car oui, cette maladie nommée aussi la « Writer’s block » nous frappe souvent sans prévenir. Oh je  vous rassure, je n’en n’ai jamais consommé, grand bien me fasse !!! C’est donc de façon absolument éloquente que je persiste à pointer du doigt la responsable de ce trouble passager, cette sorte de claustration dans laquelle nous nous enfermons plus ou moins volontairement.  Tout le monde le sait, quand on écrit, nous sommes seuls avec nous-même, face à une page ou un écran qui nous renvoie notre propre image et de ce tête-à-tête tantôt stérile, alors parfois plus rien ne sort. N’oublions pas que, comme le but premier est de plaire à ses lecteurs, alors on place la barre de nos attentes bien haut, probablement un peu trop et, c’est le vertige qui au sommet nous accueille sagement sans crier gare ! Alors bonjour le blocage !!! Le quoi ? Non NON, pas moi ! On prend son courage à deux mains, on fait jaillir quelques phrases sans conviction aucune, histoire de se prouver que nous ne sommes pas devenus fous, et « Bang » ! On se fait happer par le doute, la remise en question, l’envie de capituler face à spectre hideux de ladite page blanche. Alors quelle attitude aborder ? Le renoncement ? Un peu radical non ?

Et puis entrent en scène vos proches, ceux qui vous donnent l’envie de vaincre ce symptôme. Fidèles supporters et premiers lecteurs, ils vous dégotent en deux temps trois mouvements cette fameuse formule magique créée spécialement pour vous booster, ils croient en vous et vous soutiennent, vous motivent, vous stimulent… alors ne surtout pas les décevoir. Vous osez de nouveau tapoter  sur votre clavier, du tout et du n’importe quoi, mariant à tire-larigot les sujets aux verbes sous les applaudissements des adjectifs et pronoms en tout genre présents à votre cérémonie de mots.

Mais qu’écrire ! Pour ma part, mon plus gros souci est que je n’ai pas pour habitude de rédiger n’importe quoi, chaque article abordé est pesé à justes mots, finie la période des dissertations imposées. Bon ok, je l’avoue aussi, je suis un tantinet têtue aussi et quand j’ai décidé de briller par mon absence, alors je me trouve toutes les excuses prêtes à être utilisées pour associer une raison à mon silence: suis-je atteinte de cette maladie rare ? Ah oui, comment ils disent déjà ? « La maladie honteuse de l’écrivain » ! Alors franchement je ne sais pas quel est le petit génie qui a pondu cette entité, mais il faut avouer qu’il y va un peu fort non ? Mon blog est resté silencieux ces dernières semaines… C’est vrai, mais simplement car je n’avais pas la tête à le nourrir. Et puis en cette période estivale, ne sommes-nous tous pas un petit peu à la diète ? Bref, les 583 mots de cet article avaient pour but de parler de tout et de rien, juste car ça me ressemble et que je sais que vous aimez ça !

 

Published in Mon quotidien

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