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La vérité, Mouna Ayoub

Mouna Ayoub

 

« Coucou ma petite Marie,
Je ne sais pas si tu as déjà lu ce livre: « La vérité » et si tu connais l’auteur ? Mais le message est que malgré toutes nos souffrances, on peut toujours prendre des décisions qui sont bonnes pour nous.
Avec toute mon amitié,
Je t’embrasse très très fort…
Cécile

J’ai dévoré ce livre il y a quelques années déjà et avec le recul, je peux vous garantir que les temps changent, mais que l’histoire se répète, toujours et encore. Est-il si difficile de n’être qu’une femme dans ce monde un peu trop machiste à mon goût ?

Résumé

Mouna Ayoub

Pour l’Occident, Mouna Ayoub est la belle milliardaire, propriétaire du célèbre yacht le Phocéa, et d’une des plus belles collections de haute couture. Partout dans le monde, la presse à sensation est à l’affût de chacune de ses apparitions.
Mais pour le Liban où elle est née et l’Arabie Saoudite où elle s’est mariée, elle est objet de scandale : pour avoir refusé son statut de femme soumise, pour avoir jeté son voile, elle est passible des pires condamnations au vu des lois islamiques. Mouna a écrit ce livre à l’intention de ses cinq enfants, afin de sauver son honneur à leurs yeux.
Dans cette autobiographie, elle parle de souffrances et d’humiliations trop longtemps endurées, de la douleur d’être séparée de ses proches. En rétablissant la vérité sur sa vie, elle continue ainsi le combat qu’elle a toujours mené pour la liberté.

La vie c’est comme un livre où chacun d’entre-nous rédige sa propre histoire. Celle d’un combat où il faut faire de son mieux pour rester la tête hors de l’eau. Ainsi, selon notre détermination, on pourra choisir d’être un dominant ou un dominé. Chacun est libre de choisir sa place. La frontière est mince entre l’équilibre et l’éternelle lutte de pouvoir. Ce comportement de soumission inappropriée à l’autorité génère malheureusement souvent à un moment ou à un autre une rebellion. Et c’est une de ces révoltes que nous raconte avec beaucoup de sincérité et de simplicité l’auteur dans son livre: « La vérité ».

La vérité. Mouna AyoubTout comme Mouna Ayoub, j’ai toujours eu cette passion dévorante pour mes enfants, mon talon d’Achille, persistant à refuser les coups bas de certaines personnes (qui se reconnaîtront probablement…). Je tenais d’ailleurs à les remercier. Sincèrement ! Car sans leur stupidité à vouloir tout contrôler, blesser voire détruire, jamais je n’aurai eu l’audace de leur faire face. Jamais je n’aurai trouvé cette assurance, cette force, ce culot, cette détermination à  leur rendre coup pour coup la monnaie de leur pièce.  Jamais je ne serai sortie victorieuse des épreuves qu’ils m’ont infligées, me rendant ainsi plus forte et plus résolue que jamais.

Souvent je me regarde dans la glace le matin en me disant que si je devais changer ne fusse qu’une petite parcelle de ma vie et bien je n’en ferais rien… chaque chose vaut sa chose… qu’elle soit douce ou bien corsée. Le bonheur ne peut être savouré à sa juste valeur que si, avant de nous enivrer de son nectar exquis, le goût de la détresse et de la souffrance laissent en nous un arrière-goût d’amertume.

Pourquoi lire « La vérité » ?

Car son écriture est fluide, sincère, dotée d’une humilité qui nous entraîne tout en douceur dans cet antagonisme de deux cultures: l’Orient et l’Occident. L’approche de la « Jet Set » est tellement dérisoire qu’elle en devient amusante. Le pouvoir de l’argent passe au second plan, ce n’est pas ce détail qui nous tient en haleine au fil des pages mais bel et bien ce besoin de reconnaissance qu’éprouve cette maman pour justifier sa fuite aux yeux de ses enfants.

Extraits

« Jamais je ne me suis pliée devant la violence. Je suis née avec un sens aigu de la justice. Si l’on me gifle la joue gauche, je ne tends pas l’autre joue. Je gifle à mon tour.
Il faut rendre la souffrance que les autres nous font subir. Quand mon mari m’a négligé, je l’ai négligé; quand je n’existais plus pour lui, je n’existais plus pour moi. Je traite les gens comme ils me traitent. Telle a toujours été ma façon d’être. « 

« Maintenant mes enfants ont grandi et, quoi que je fasse, quoi que je dise, ils sont aussi une partie de leur père. Une voix leur dira toujours que je suis la vraie coupable. »

« Mon fils aîné est convaincu que je suis une mauvaise femme. Il refuse aujourd’hui de m’adresser la parole. Ce garçon que j’aime tant, qui fut la première preuve de notre amour, que j’ai tant soigné, tant entouré, pour qui j’ai tellement tremblé, semble avoir tout oublié de ces années tendresse et me renie cruellement. »

« Mais que pouvais-je faire d’autre ? Dans mon mariage, j’ai agi finalement comme j’agissais étant enfant, quand les autres me faisaient souffrir, quand je ne pouvais surmonter ma douleur et que je me sentais seule: je suis partie, je pars toujours ! »

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Published in Mes livres

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