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La vie interdite – Didier Van Cauwelaert

La vie interdite, Didier Van Cauwelaert
Nous perdons tous un jour ou l’autre un être cher. Cela fait malheureusement partie de « la vie » . Moi, comme beaucoup d’entre vous (et j’en suis consciente), je n’ai pas été épargnée par cette triste réalité ! Lorsque nous traversons cette épreuve, il parait que nous passons par différents mécanismes de reconstruction: le déchirement, la tristesse, la colère et enfin l’acceptation (même si cette dernière est la plus détestable qui soit !). Alors on lit, pour se rassurer, pour tenter de trouver des réponses sur ce mystère qu’est le repos éternel.

C’est par pur hasard que je suis tombée sur cette oeuvre de Didier Van Cauwelaert, à l’époque, j’étais à fond dans des ouvrages tels « La vie après la vie » ,  « Rencontres » du fameux Docteur Raymond Moody, mais trop terre à terre (du moins à cette période de mon existence), je n’ai pas trouvé le réconfort dont j’avais besoin pour me sentir mieux dans mon deuil! J’ai donc poursuivi mes recherches sur ce fameux « au-delà » pour soulager ma peine et … Bingo ! Je suis tombée sur ce petit chef d’oeuvre, extraordinairement bien écrit, abordant enfin la mort avec tellement de légèreté que j’ai décidé de le prendre comme thème pour mon travail de fin d’études, pour vous dire  !!!

Résumé: 

La vie interdite, Didier Van Cauwelaert« Je suis mort à sept heures du matin. Il est huit heures vingt-huit sur l’écran du radio-réveil, et personne ne s’en est encore rendu compte.  » Ainsi commence l’aventure de Jacques Lormeau, trente-quatre ans, quincaillier à Aix-les-Bains. Comment parviendra-t-il à se faire entendre, à se glisser dans les pensées de la femme qu’il aime, dans les rêves de son fils ? Comment échappera-t-il à ceux qui le retiennent avec leurs mesquineries, leurs rancunes, leurs fantasmes ? Sur quoi débouche la mort ?… »

Mais quelle question !!! Évidemment qu’on aimerait le savoir ! Vous comme moi (j’en suis certaine), sinon à quoi bon se plonger sinon dans ce genre de bouquin ?

Extraits:

Chut ! je blogue...« Je me demande qui va m’ouvrir, qui s’est porté volontaire ou qui l’on a mandaté pour m’accueillir. Un ange gardien, un juge, ma mère que je n’ai pas connue, mes grands parents qui m’ont tant manqué, un être de lumière émergeant d’un tunnel, comme dans le témoignage de certains accidentés qui sortent du coma avec le regard rempli de sérénité péremptoire et la nostalgie de la mort qui n’a pas encore voulu d’eux ? Un passeur d’âmes, sur le fleuve de l’oubli ? Un contrôleur qui épluchera mes comptes ?  Un avocat ailé, commis d’office, chargé d’assurer ma défense contre un procureur à cornes ? Dans le doute, pour tuer le temps, je révise ma vie. »

« De son poste d’observation, Lormeau assiste, mi-amusé, mi-frustré, à la découverte de son propre corps, à la lecture de son testament, à sa veillée funèbre, à ses obsèques. Fabienne, sa femme, une ancienne dauphine de miss France avec qui il n’entretient plus que des « formalités d’après-dîner », Lucien, son fils, un bambin taciturne qu’il n’a jamais compris, Brigitte, sa soeur, une chanteuse caractérielle qu’il vénère, mais aussi son père, ses amis, ses relations, chacun réagit à sa façon. Alors les masques tombent et les personnalités se dévoilent.  » (extrait tiré de Sauve qui peut la vie)

Chaque écrivain possède un style qui lui est propre, une sorte d’ADN, version manuscrite, qui lui colle à la peau nous offrant sa propre identité littéraire. L’exercice aurait été amusant si nous avions pu donner ce sujet à des hommes (ou femmes) de plume tels Stephen King, Anthony-Luc Douzet, Salvatore Minni, Angélique Bertin (oups ! Petit clin d’oeil à mes trois derniers chouchous du moment), Bernard Werber et bien d’autres encore… Le voyage aurait pu être surprenant, chacun aurait ajouté sa petite empreinte personnelle à ce thème sévère, dur et parfois cruel que peut être la mort. Je me suis contentée de la version de Didier Van Cauwelaert et elle m’a vraiment séduite !

Pourquoi lire « La vie interdite » ? 

Chut ! je blogue...Je vais être honnête avec vous, j’avais lu beaucoup de critiques négatives concernant ce livre, où certaines personnes n’hésitaient pas à « descendre » l’auteur pour sa façon de jongler, dans un désordre total, entre le présent et le passé du narrateur (lui-même spectateur de sa propre mort). Pourtant je trouve que la morale de l’histoire est très belle: « Et si au lieu de courir après le bonheur, on vivait l’instant présent ? » Didier Van Cauwelaert décrit avec beaucoup de délicatesse et de subtilités les sentiments des personnages qui ont joué un rôle important dans la vie de ce Jacques Lormeau. Force est de constater que l’habit ne fait pas le moine, vous serez dès lors surpris par certaines réalités se cachant derrière la carapace de certains protagonistes. Un roman écrit avec beaucoup de tendresse, des passages parfois hilarants, certaines scènes de « déjà vécu »qui ne m’ont pas laissée insensible !!! Même si la fin n’est pas celle que j’aurais espérée, ce livre en vaut vraiment la peine et a quand même reçu le Grand Prix des lecteurs du Livre de Poche.

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Published in Mes livres

2 Comments

  1. Tanty Tanty

    Et voilà un nouveau livre qui me tarde de découvrir merci pour ces petits détails qui font que nous avons envie de découvrir ce livre

    • Pour ma part j’ai vraiment été convaincue par ce roman qui m’a vraiment donné le sourire alors que le sujet abordé est un des plus sérieux qu’il soit ! J’ai hâte d’avoir ton avis !!! Bonne lecture…

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