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Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire, Jonas Jonasson

En attendant de mettre en pratique la bonne méthode pour sortir définitivement de ma boulimie policière et éliminer mes pulsions littéraires, (ingurgitant des thrillers à tire-larigot), j’ai décidé de faire une pause troquant l’hémoglobine contre un peu d’eau de rose. Et je dois bien l’avouer, j’ai été assez surprise par le résultat. Il faut dire que j’ai rencontré un personnage plutôt surprenant en la personne d’Allan Karlsson.  Ce « vieux » qui ne voulait pas fêter son anniversaire (va savoir pourquoi) a eu l’art de me faire rire, décompresser de mon petit quotidien assez animé et surtout de me faire remonter le temps. Oui Mesdames et Messieurs, drôle, sensible et touchant à la fois, j’ai voyagé en bien belle compagnie durant ces quelques 500 pages. Et je n’oserai jamais vous dire qui j’ai pu rencontrer !!!

Résumé

Alors que tous dans la maison de retraite s’apprêtent à célébrer dignement son centième anniversaire, Allan Karlsson, qui déteste ce genre de pince-fesses, décide de fuguer. Chaussé de ses plus belles charentaises, il saute par la fenêtre de sa chambre et prend ses jambes à son cou. Débutent alors une improbable cavale à travers la Suède et un voyage décoiffant au cœur de l’histoire du XXe siècle. Car méfiez-vous des apparences ! Derrière ce frêle vieillard en pantoufles se cache un artificier de génie qui a eu la bonne idée de naître au début d’un siècle sanguinaire. Grâce à son talent pour les explosifs, Allan Karlsson, individu lambda, apolitique et inculte, s’est ainsi retrouvé mêlé à presque cent ans d’événements majeurs aux côtés des grands de ce monde, de Franco à Staline en passant par Truman et Mao…

Pourquoi lire Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire ?

Jonas Jonasson revisite l’histoire contemporaine à sa sauce, tout en second degré et c’est absolument farfelu. Sa plume se transforme en baguette magique et de son chapeau en sort des lieux mythiques, des personnages tantôt historiques, tantôt anodins… Le tout dans une atmosphère politique absolument déjantée. Il nous fait voyager. Il nous fait rêver. Il aborde la sénilité de façon loufoque avec ce vieil homme atypique dont il est difficile de ne pas s’attacher.

Chut ! je blogueBizarrement, j’ai aimé les nombreuses répétitions présentes dans son livre. Il est vrai qu’en temps normal, j’aurais tendance à prétendre le contraire. Mais elles étaient en adéquation avec la vieillesse, irritant notre lecture comme aurait tendance à le faire les personnes âgées quand sans cesse elles ressassent le passé. C’était subtil et bien placé.

Et puis faut-il vraiment une raison pour dire qu’on a aimé un livre ? Les circonstances ont fait que j’ai accroché à ce monde absurde où tout vous rappelle que vous êtes en ubiquité. Lui allait fêter ses cent ans, moi bientôt mes cinquante. Alors pour ce centenaire qui aimait fabriquer les explosifs, je dirais que ce roman est une bombe d’humour à faire sauter sans plus attendre dans votre bibliothèque.

Extraits

« Les choses sont ce qu’elles sont et elles seront ce qu’elles seront. »

« Quand la vie joue les prolongations, il faut bien s’autoriser quelques caprices. »

« Le problème avec la politique, c’est qu’elle n’était pas seulement inutile, elle était aussi parfois inutilement compliquée. »

« Allan constata qu’il avait réussi à être à la fois un rat et un chien en moins d’une minute. Staline devait être fou s’il pensait encore obtenir son aide. De toute façon, il en avait assez de se faire insulter. Il était venu à Moscou pour rendre service, pas pour se faire engueuler. Staline n’avait qu’à se débrouiller tout seul.
– J’ai pensé à un truc, dit Allan.
– Ah oui ? Quoi donc ? demanda Staline, furieux.
– Tu ne trouves pas que tu devrais raser cette moustache ?
La soirée se termina sur cette question. L’interprète avait perdu connaissance. »

Published in Mes livres

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