Skip to content →

L’empire des anges – Bernard Werber

L'empire des anges, Bernard Werber
Question du jour: est-ce que vous croyez aux anges ? Car si c’est le cas, alors cette chronique est pour vous ! On ne s’imagine pas l’emploi du temps que peuvent avoir ces petits chérubins … enfin chérubins c’est très imagé comme métaphore car après la lecture de ce livre, j’avoue que mon optique a complètement changé quant à leur aspect physique: fini le cliché des petits angelots vêtus d’une jolie petite paire d’ailes, oui, il faut l’avouer, de nos jours, cette vision est devenue complètement kitch et dépassée !

Chut ! je blogue...J’adore Bernard Werber ! C’est comme ça. Il y a des faits qui ne s’expliquent pas. Flash back: ce jour là, je suis partie à la bibliothèque municipale (avant que celle-ci ne brûle, ce qui fit d’ailleurs, soit dit en passant, la une des potins du village), je disais donc que je me suis rendue à cette bibliothèque, bien décidée à me plonger dans l’univers de cet écrivain qui a l’art de me détendre. Et vous savez quoi ? Je n’ai même pas eu l’occasion de me diriger vers les rayons (direction lettre W, comme Werber) que ce livre m’interpella. Il était confortablement installé sur le comptoir prêt à être rangé parmi ses petits camarades… et je crois qu’il m’attendait ! Un hasard me direz-vous ? Oui, je pense bien que oui ! Ce livre m’était destiné et particulièrement ce jour là !!! Petite pause:  je profite de cet instant pour faire un aparté,  à ceux qui persistent à dire que le hasard n’existe pas … vous pensez vraiment que j’avais téléphoné avant mon passage pour dire un truc du genre « Tu me poses ce bouquin sur le comptoir stp, j’arrive…  » ? Ou bien qu’une personne inconnue s’est dit: « Tiens, Marie va passer, on va laisser cette oeuvre là au cas où » ? alors si ce n’est pas une situation hasardeuse c’est quoi ? (et là je vise particulièrement la personne atteinte du pouvoir d’invisibilité: il faut avouer très cher, que quand les faits sont là… on fait moins le malin !!!).

Résumé

L'empire des anges - Bernard WerberQue pensent les anges de nous ? Que peuvent-ils faire pour nous aider ? Qu’attendent-ils de l’humanité en général ?

Lorsque Michael Pinson (stupidement tué dans un accident d’avion percutant un immeuble) a passé avec succès l’épreuve de la « pesée des âmes », il a accédé au royaume des anges. Mais passé le premier émerveillement, il découvre l’ampleur de la tâche. Le voilà chargé de trois mortels, qu’il devra désormais guider et aider tout au long de leur vie. Ses moyens d’action les rêves, les signes, les médiums, les intuitions, les chats. Cependant, il est obligé de respecter le libre arbitre des hommes. Il s’aperçoit que ceux-ci essaient de réduire leur malheur au lieu de construire leur bonheur.

Que faire pour leur montrer la voie ? Et puis comment s’occuper intelligemment au Paradis, un endroit bien sympathique mais sans cinéma, sans musique, sans restaurant ? Après Les Thanatonautes, Bernard Werber nous donne une fois de plus à réfléchir sur notre statut d’être humain, en mélangeant sagesse ancienne, philosophie moderne et humour. En suivant l’initiation d’un ange, on découvre une perspective étonnante à notre état de simple mortel.

Bien, « L’empire de anges » c’est la suite des « Thanatonautes » (du « Cycle des anges »), logiquement j’aurais dû commencer par l’épisode 1 de cette saga mais évidemment…. quand j’ai une idée en tête ! Mais ce n’est pas de ma faute, promis !  J’ai juste voulu lire, comme à l’accoutumée, les premières lignes du livre et hop… séduite, je n’ai même pas écouté le discours de ma bibliothécaire… j’étais déjà  entrée dans l’histoire !

Extrait

Chut ! je blogue...“1. JE MEURS

« Un jour, on meurt. »
Source : individu interrogé dans la rue au hasard d’un micro-trottoir.
 
Donc je meurs.
C’est arrivé vite et fort.
À l’improviste. Il y a eu un grand bruit. Je me suis retourné. J’ai vu l’avant d’un Boeing 747 (probablement égaré suite à une grève des aiguilleurs du ciel) qui surgissait dans ma baie vitrée, fracassait les murs, traversait mon salon, anéantissait mes meubles, pulvérisait mes bibelots, s’avançait vers moi dans sa course folle.
On a beau être aventurier, on a beau se sentir explorateur, pionnier des mondes nouveaux, on finit un jour par être confronté à des problèmes qui nous surpassent. En tout cas un avion qui défonce mon salon, c’est un problème qui me surpasse.
Tout s’est passé au ralenti. Dans un vacarme hallucinant, alors que le décor se désagrégeait en mille morceaux autour de moi, et que d’énormes volutes de poussière, de gravats s’élevaient, j’ai entrevu les visages des pilotes.
Il y avait un grand maigre et un petit chauve. Ils étaient surpris. Ce devait être la première fois qu’ils amenaient des passagers directement dans des maisons. Le grand maigre avait le visage révulsé d’horreur alors que l’autre donnait tous les signes d’une grande panique. Je ne les entendais pas bien à cause du grondement, mais celui qui avait la bouche ouverte devait hurler fort.
J’ai reculé, mais un avion en plein élan, un Boeing 747 qui plus est, ça ne s’arrête pas d’un coup. Geste dérisoire, j’ai mis mes mains devant mon visage, j’ai fait une grimace de contrition et j’ai fermé fort les yeux.
J’espérais encore à cet instant que cette irruption ne soit qu’un cauchemar.
Là, j’ai attendu. Pas longtemps. Peut-être un dixième de seconde, mais il m’a paru très long. Puis il y a eu le choc. ”

Alors pourquoi lire ce livre ?

Hummmm ? Et pourquoi ne pas le lire ? Faut-il absolument une raison ? Il faut parfois se lancer dans une lecture sans se poser de questions ! Cette histoire est juste magnifique, mêlant humour, remise en question sur la vie après la mort avec tellement de légèreté, tant de finesse et parfois avec même une certaine philosophie.

L’auteur s’éclate et son imagination n’est autre qu’un régal pour les lecteurs lectrices qui comme moi aiment  s’évader le temps d’un roman, veulent fuir une réalité parfois morose.

Ce livre est construit de façon intelligente, dédiant un chapitre à un personnage bien déterminé. Tout comme dans « Claustrations » de Salvatore Minni ou dans « La clairière du lion », « Blanche Tepes » d’Anthony-Luc Douzet, Bernard Werber a su jouer avec le suspense, éveiller notre curiosité, nous donnant juste l’envie de tourner les pages, toujours et encore !

Bref, si je devais vous dire pourquoi moi j’ai aimé ce livre… c’est simple, parce que la petite personne que je suis a la chance d’avoir un ange-gardien et que je respecte son travail … voilà, c’est dit !!!

Bonne lecture à vous …

Rendez-vous sur Hellocoton !

Published in Mes livres

Comments

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *