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L’instant présent – Guillaume Musso

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Le temps, notre ennemi public numéro 1… du moins le mien !!!

Bien que je ne sois pas une fan inconditionnelle de Guillaume Musso, (je dois même vous avouer n’avoir lu que peu de ses oeuvres…) il s’avère que ce titre était assez révélateur: « L’instant présent », tout un programme !

Il ne faut pas se voiler la face: pendant que le passé nous enferme dans des souvenirs qui souvent nous échappent, (mais que nous ne pouvons ignorer) le futur quant à lui est un gouffre que l’on appréhende et qui ne nous appartient pas !  Il y aura toujours des choses à planifier ou à regretter, nostalgie de notre propre histoire ou bien inquiétude de notre avenir: deux facteurs à mettre légèrement de côté pour ne se concentrer que sur un seul et unique point: l’instant présent !

Vivre l’instant présent, c’est accepter sa situation, ne pas fuir dans une utopie privée de réalisme. Jongler pour éviter de se poser trop de questions et savourer chaque minute qui passe, offerte par celle qui se prénomme la Vie et dont souvent on oublie de consulter le mode d’emploi. Attention, je n’ai pas dit qu’il ne fallait plus rêver, loin de là ! Mais évitons de rentrer dans un moule qui n’est pas le nôtre. Vivre au jour le jour c’est aussi pouvoir faire le deuil de certaines choses qui ne sont pas réellement indispensables à notre équilibre, cesser d’être la victime d’un temps qui n’existe plus ou bannir le fait d’envisager tous les scénarios qui pourraient faire que telle chose se passerait mal dans un futur plus ou moins proche !

Alors pourquoi ce livre ?

Résumé:

l-instant-presentLisa et Arthur n’ont rendez-vous qu’une fois par an.
Il passe sa vie à la chercher…
…  elle passe la sienne à l’attendre.

Lisa rêve de devenir comédienne. Pour payer ses études d’art dramatique, elle travaille dans un bar de Manhattan. Un soir, elle fait la connaissance d’Arthur Costello, un jeune médecin urgentiste. Leur complicité est immédiate.
Pour le séduire, Lisa est prête à tout. Dans une ville-labyrinthe qui n’offre aucun répit, elle prend tous les risques. Mais Arthur n’est pas un homme comme les autres. Bientôt, il révèle à Lisa la terrible vérité qui lui interdit de l’aimer :
« Ce qui m’arrive est inimaginable, et pourtant bien réel… »

Dans un New York plus imprévisible que jamais, Arthur et Lisa vont lier leur destin pour déjouer les pièges que leur impose le plus impitoyable des ennemis : le temps.

Un thriller psychologique vertigineux
au final stupéfiant.

Un avis assez mitigé 

Chut ! Je blogue...Confidence: des auteurs comme Musso, encadrés par des éditeurs qui sont les rois du marketing, ne sont pas, en général, ma tasse de thé, pourtant je succombe à chaque fois à l’effet de mode ! On m’avait pourtant mise en garde, les critiques découvertes un peu partout sur le net étaient assez corsées, mais comme j’aime me faire ma propre opinion, (raison pour laquelle je n’écoute que mon petit instinct) j’ai foncé comme tout bon taureau digne de ce signe et au final… j’ai beaucoup aimé ! Cette histoire a une morale: et si on ne vivait qu’une journée par an ?

Le thème abordé est un sujet fascinant: le défi du temps, se montrer plus malin et subtil que lui ! Son récit est construit autour de la malédiction du chiffre 24. Mon chiffre ! Alors comment n’aurais-je pu ne pas être tentée ? Imaginez-vous un cocktail composé d’un zeste de mystère et de quelques gouttes de surnaturel, ajoutez-y un bonne intrigue, et vous pourrez déguster un roman léger et addictif ! Mais attention, danger pourtant: les effets de la littérature. Votre tête risque de tourner du à l’aspect répétitif de certaines scènes et, ohhhh misère, sa chute un peu bâclée tentera de vous donner des airs de lendemain de fête.  Mais quand on s’appelle Guillaume Musso, on est vite pardonné … n’est-ce pas ?

Extraits:

« – C’est quoi, cette inscription ? « Souviens-toi que l’on a deux vies » ?
– C’est une vieille parole de sagesse chinoise : on a deux vies et la seconde commence lorsqu’on prend conscience qu’on n’en a qu’une. »

Une belle morale … mais question, quand se termine la première ?

« A chacun de mes retours, je continuais d’observer les mutations du monde. L’internet envahissait tout, canalisait tout : la musique, les livres, le cinéma. Les gens vivaient avec un téléphone portable greffée à la main, qu’ils consultaient d’un regard distrait toutes les trois minutes. Iphone, Facebook, Google, Amazon… Tout devenait virtuel, numérique, immatériel : les correspondances, les échanges, les amis, les loisirs. »

Triste réalité de cet internet si chronophage … et pourtant, vous sauriez vous vivre sans lui ?

« Sans que nous l’ayons évoqué, je compris que nous étions d’accord sur un point: vivre au présent. Ne pas laisser la beauté de l’instant être contaminée par la lourdeur du passé ou l’incertitude de notre avenir. »

Carpe Diem !

« Je ne vais pas jouer au donneur de leçons. Je sais qu’on porte tous en nous une grenade à côté du cœur. Certains n’osent jamais la dégoupiller, d’autres prennent ce risque et s’exposent au danger. Celui de faire bouger des lignes de faille capables de déclencher un séisme qui détruira leur vie. »

Et qui dit que c’est un danger ? Comment pouvons-nous avancer dans la vie si nous n’osons jamais prendre de risques ?

« La roue tourne. Il faut savoir encaisser les coups. Il faut faire preuve d’endurance. Faire le dos rond. Laisser passer l’averse. Survivre au déluge. La plupart du temps, le balancier finit par s’inverser. Pas toujours, mais souvent. »

Et comment ne pas apprécier le beau temps après de tels orages ?

« La vérité, c’est que certaines choses sont irréversibles. Tu ne peux pas les effacer. Tu ne peux pas revenir en arrière. Tu ne peux pas être pardonné. Tu dois t’arranger pour vivre avec et pour ne pas causer d’autres dégâts. C’est tout. »

Effectivement, on ne peut les effacer, mais on peut apprendre à vivre avec certaines choses du passé, en tirer des leçons pour mieux avancer !

Published in Mes livres

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